Plaine : Ixelles propose des pistes pour réorienter le projet Universalis Park 2

En janvier dernier, la Région bruxelloise a délivré un permis de lotir pour la phase 2 du projet immobilier Universalis Park. En rupture assumée avec la position de l’ancienne majorité communale, le nouveau Collège d’Ixelles a défendu un recours au Collège d’Urbanisme contre le permis de lotir. Objectifs : ouvrir le dialogue et permettre des ajustements réalistes du projet.

Les principaux griefs d’Ixelles sont des gabarits localement exagérés, le manque d’intégration du projet avec la VUB voisine, le peu d’espaces verts publics, l’absence de logements publics et d’équipements à destination des nouveaux habitants, du quartier et/ou de la fonction universitaire.

En parallèle, le Collège d’Ixelles proposera au Conseil communal d’abandonner définitivement un projet de PPAS « Campus de la Plaine », unanimement décrié.

La Commune attend avec impatience les conclusions de l’étude de définition programmatique entamée par la Région à la demande du Ministre-Président, étude  qui devrait permettre de cadrer intelligemment l’urbanisation de l’ensemble de la Plaine.

UP existant

Rappel des faits

En difficulté financière, l’Université Libre de Bruxelles a vendu en 2006 une partie de ses terrains situés au Campus de la Plaine à des promoteurs immobiliers. Ceux-ci entendent naturellement les valoriser en réalisant un vaste programme résidentiel privé. Un morceau d’une première phase a déjà été réalisé et les logements sont occupés. Les habitants des quartiers environnants et les étudiants se sont fortement opposés à la construction de ce premier bloc, s’enchaînant de manière spectaculaire aux arbres qui allaient être coupés.

La seconde phase, « UP2 », dont il est question aujourd’hui, occupe un espace de 2 hectares compris entre la VUB et l’école Européenne, le long du boulevard du Triomphe. Aujourd’hui, le terrain est essentiellement un espace vert en friche. Il était occupé en partie par l’ancien bâtiment de l’école d’architecture Horta et l’Institut de géographie.

Les principaux griefs de la Commune vis-à-vis du projet sont :

  • La densité (40.000 m², 600 logements dont environ 300 kots et une très grande maison de repos et de soins), la disposition et les gabarits des immeubles projetés (plusieurs barres R+8 et des émergences R+13 et R+10). Les barres, plus que les petites tours, posent problème dans la mesure où les immeubles sont établis les uns en face des autres, de part et d’autre d’une rue de 10 mètres, sans distance suffisante, créant ainsi un effet  « canyon » ;
  • Le projet ne prévoit pas suffisamment d’espaces verts publics. Des abords d’immeubles verdurisés sont prévus mais il manque un véritable espace public vert à destination des nouveaux habitants, des étudiants et du quartier ;
  • Alors que le terrain à urbaniser est situé en zone d’équipement collectif et au sein du campus universitaire, les équipements prévus (essentiellement une maison de repos et de soins) ne sont pas destinés au campus ou aux logements et aux kots envisagés : à titre exemplatif, il n’y a, pas d’équipement sportif, ni culturel, ni scientifique, pas d’infrastructure destinée à la jeunesse, ni d’équipements ouverts à la collectivité de manière générale ;
  • Le projet ne semble pas avoir intégré les derniers dévelopement du campus voisin de la VUB (qui a fait l’objet d’un masterplan en collaboration avec le Bouwmeester bruxellois). L’exemple le plus criant de cette absence de coordination est l’établissement d’une demi place publique qui aurait dû se prolonger sur le site de la VUB…
  • Il manque visiblement une vision d’ensemble. Le projet de PPAS communal a été laissé en friche depuis plus d’un an et devrait être abandonné officiellement lors du prochain conseil communal. La Commune attend avec impatience les conclusions de l’étude de définition programmatique entamée par la Région qui devrait permettre de cadrer l’urbanisation du site.
  • Les charges d’urbanisme prévues sont consacrées à du logement conventionné. C’est à dire du logement privé subventionné mais, malheureusement, pas du logement public.

Quelles pistes ?

Bien consciente de son revirement d’attitude lié au changement politique au lendemain des élections communales, la Commune propose au Collège d’Urbanisme et au Gouvernement, ainsi qu’au promoteur les pistes d’inflexion réalistes suivantes :

  • Consacrer une part du programme résidentiel à l’établissement de logements publics sociaux et moyens ou de kots étudiants abordables ;
  • Augmenter les espaces verts publics ;
  • Implanter un équipement collectif à destination des nouveaux habitant, de la fonction universitaire et/ou du quartier ;
  • Limiter certains gabarits.

Dans l’espoir le Gouvernement, éclairé par le Collège d’Urbanisme (avis attendu pour le 4 juin), prendra compte dans sa décision de tout ou partie des éléments défendus par la Commune.

 

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